Le mercredi, mon MacBook reste à la maison.
Moi, je suis souvent on the go avec mes filles. On va au parc, on fait les courses, j’emmène ma grande à ses activités sportives…
Mais mon activité ne disparaît pas pour autant.
Je n’ai aucune envie de transformer mon mercredi en journée de bureau. En revanche, j’aime bien profiter de quelques petits moments pour faire avancer les sujets qui s’y prêtent.
Dans l’épisode du mardi, je te montrais comment mon Super Kanban m’aide à choisir quoi faire aujourd’hui. Le mercredi, la question change un peu :
Qu’est-ce que je peux réellement faire depuis mon téléphone, sans sortir mon Mac et sans voler ma journée avec mes filles ?
Et la réponse, c’est : déjà pas mal de choses.
Je commence sans me connecter à mon Mac
Une grande partie de mon système est déjà dans Notion.
Mes tâches, mon sprint, mes pipelines, mes réunions et une bonne partie du contexte de mes différents projets y sont stockés.
Depuis ChatGPT sur mon téléphone, je peux interroger directement ces informations dans Notion. Je n’ai pas besoin de prendre le contrôle de mon ordinateur simplement pour retrouver ce qui reste à faire ou préparer une décision.
Je peux lui demander de relire mon sprint, repérer les petites tâches compatibles avec la journée, revoir un pipeline, retrouver les personnes à recontacter, préparer les prochaines semaines ou synthétiser des notes avant une décision.
Ce que je peux demander à ChatGPT
Relis mon sprint et mes pipelines dans Notion. Propose-moi trois petites actions que je peux préparer depuis mon téléphone aujourd’hui.
ChatGPT fait ressortir le contexte et les options. Ensuite, c’est moi qui choisis ce qui mérite réellement d’avancer.
C’est tout l’intérêt du duo Notion + I.A : l’information n’est pas enfermée sur mon ordinateur. Elle reste accessible là où je me trouve.
Je peux préparer beaucoup de choses sans produire le livrable final
Il y a une différence importante entre préparer le travail et produire le livrable.
Le mercredi, la préparation se prête très bien aux petits créneaux. Je peux avancer sur le début d’un cours, les arguments d’une proposition, le fil conducteur d’une présentation, une liste de personnes à relancer ou la priorisation des semaines suivantes.
Prenons un PowerPoint.
Depuis mon téléphone, je peux demander à ChatGPT de relire les informations présentes dans Notion et de préparer le message principal, l’ordre des slides, les exemples utiles et les points qui restent à vérifier.
C’est déjà une grosse partie du travail.
En revanche, la connexion à Notion ne suffit pas, à elle seule, à produire et contrôler le véritable fichier PowerPoint avec sa mise en page. Pour créer ou réviser ce fichier, OpenAI documente l’utilisation de l’outil Présentations dans l’application ChatGPT de bureau.
Sur mon téléphone, je prépare donc le terrain. Lorsque je retrouve mon Mac, je ne repars pas d’une page blanche.
Quand Notion ne suffit plus, je passe sur Codex Remote
Parfois, préparer ne suffit pas.
J’ai besoin que Codex retrouve un fichier présent sur mon Mac, utilise un outil local ou lance réellement le travail.
C’est à ce moment-là que je passe sur Codex Remote.
Le principe est assez simple : Codex continue de travailler sur le Mac resté à la maison et l’application ChatGPT sur mon téléphone me sert d’interface.
Je peux démarrer ou reprendre une tâche, apporter une précision, répondre à une question, approuver une action et relire le résultat. Remote conserve l’accès aux projets, fichiers, outils et permissions de l’ordinateur connecté.
Évidemment, le Mac doit rester allumé et connecté à Internet. Sinon, il n’y a rien à piloter.
- Je retrouve le contexte et je prépare le fond grâce à Notion.
- Si la tâche demande réellement mon environnement local, je la poursuis avec Codex Remote.
- Je relis le résultat depuis mon téléphone et je décide de la suite.
Notion garde donc le contexte accessible partout. Remote prend le relais lorsque le travail doit réellement passer par mon ordinateur.
Avec la voix, le téléphone devient beaucoup plus pratique
Bon, pour être honnête : je trouve ça encore un peu malaisant de parler à mon I.A en public.
Je n’ai pas encore envie de traverser le parc en expliquant tout haut mon pipeline commercial à Codex.
Mais lorsque je suis relativement seul, j’avoue que c’est bluffant.
Je peux expliquer beaucoup plus de contexte qu’en tapant avec mes pouces. Je peux ajouter une précision, répondre à une question ou rediriger la tâche pendant qu’elle avance.
Le mode voix de ChatGPT peut être utilisé dans Codex via Remote sur iPhone, une fois le téléphone associé au Mac.
Ça ne transforme pas une promenade avec mes filles en session de travail. Mais dans un moment calme, la voix rend l’échange beaucoup plus naturel.
Et on arrive quand même à faire pas mal de choses.
Et Claude dans tout ça ?
Codex n’est pas le seul à proposer ce type de fonctionnement.
Claude Code Remote Control permet également de poursuivre depuis un téléphone ou un navigateur une session qui tourne sur l’ordinateur. Les fichiers, les outils, les serveurs MCP et la configuration locale restent disponibles.
Claude propose aussi un mode vocal dans ses applications.
En revanche, les documentations présentent Remote Control et le mode vocal comme deux fonctions distinctes. Je ne vais donc pas te promettre exactement le même pilotage vocal que dans Codex Remote sans l’avoir moi-même testé.
Ici, je reste surtout sur Codex parce que c’est l’usage que je suis en train d’intégrer à mon mercredi.
Une journée minimale, pas une journée de bureau cachée
Tout ne mérite pas d’être lancé depuis un téléphone.
Je garde pour un autre moment les tâches encore mal définies, la mise en page détaillée qui demande un grand écran, les actions sensibles dont je ne peux pas relire correctement le résultat et le travail qui exige une longue période de concentration.
J’écarte aussi les sujets qui risquent de déborder sur le temps avec mes filles.
Le bon critère n’est pas seulement : « Est-ce que l’I.A peut le faire ? »
La vraie question est : « Est-ce que cette tâche se prête réellement à ce moment de ma journée ? »
Mon mercredi reste une journée avec mes filles. Je n’essaie pas de faire rentrer une journée de bureau entière dans mon téléphone.
Je traite quelques petites tâches. Je prépare les plus grosses. Et le soir, je vérifie ce qui a réellement avancé et si jeudi et vendredi restent réalistes.
Le but n’est pas de compenser.
Le but, c’est d’enlever suffisamment de friction pour reprendre plus facilement le lendemain.