Eh bien, super ! On a une jolie to-do list, bien organisée pour la semaine…

Maintenant, on fait quoi ?

C’est souvent là que la paralysie arrive. Tu regardes ta liste de tâches et, tout à coup, tu as une grande flemme.

Pourtant, hier, tu étais plein d’entrain. Dans l’épisode précédent, je t’ai montré comment je choisis ce qui entre vraiment dans ma semaine.

Mais ce matin, plusieurs tâches pourraient avancer. Elles n’ont pas la même taille, pas les mêmes dépendances et pas forcément la même urgence.

Alors, par quoi commencer ?

Aujourd’hui, on va animer tout ça. Mon petit Codex va lire le sprint, me proposer un quick win pour me mettre en mouvement, puis une tâche de fond importante pour la matinée.

Le but n’est pas de construire un planning parfait pour toute la journée.

Le but, c’est de démarrer.

Lire l’épisode du lundi : construire un sprint réaliste

Je demande à Codex de lancer ma journée

J’ai connecté Codex à mon espace Notion et créé un projet dédié à mon Super Kanban.

Dans les instructions de ce projet, je lui explique comment je veux faire avancer ma semaine. Dans mon système, je classe grossièrement les tâches selon leur taille : S, M ou L.

Je veux avancer de manière équilibrée sur ces différentes tâches et, surtout, terminer ce qui est réellement entré dans le sprint.

Ensuite, j’utilise une Automation Codex, c’est-à-dire une tâche programmée qui se lance chaque matin de la semaine.

Elle ressemble à ça :

Ma consigne programmée

Tous les matins à 9 h, lis mon Super Kanban et donne-moi l’état global du sprint : ce qui est terminé, ce qui est en cours et ce qu’il reste à faire. Commence par me proposer un quick win pour démarrer la journée, puis une tâche de fond importante de taille M ou L pour la matinée.

Tu peux reprendre le principe, mais ne recopie pas forcément mon instruction mot pour mot.

Demande plutôt à Codex de t’aider à construire ta propre tâche programmée. Explique-lui comment tu travailles, ce que contient ton Kanban et ce que tu attends le matin. Tu peux même lui demander de faire un petit audit et de te poser des questions avant de rédiger l’instruction.

Le résultat sera probablement plus utile qu’un prompt ou un skill récupéré sur GitHub sans aucun contexte.

Une fois la tâche programmée créée, lance-la une première fois.

Découvrir les Automations dans l’app Codex

La première proposition ne sera probablement pas parfaite

Cette première revue sera peut-être trop longue. Ou trop courte. Elle mettra peut-être en avant une tâche qui ne correspond pas du tout à ton énergie ou à la réalité de ta matinée.

Ce n’est pas grave.

Donne du feedback à Codex et demande-lui d’adapter le rendu.

Tu peux préciser les informations que tu veux voir chaque matin, la manière de présenter les tâches, ce que tu considères comme un quick win et les règles utilisées pour choisir la tâche de fond.

Personnellement, je trouve encore plus simple de conserver ces règles dans une page Notion.

J’y range le contexte, les règles du jeu et le type de rendu attendu. Cette page devient une sorte de playbook que Codex peut relire avant de me proposer ma journée.

C’est la même logique que lorsque je garde mes skills dans Notion pour ne pas dépendre d’un seul outil : la méthode reste dans une page facile à corriger, et Codex vient la lire.

Quand je veux ajuster le système, je modifie simplement cette page. Je trouve ça beaucoup plus pratique que de retourner fouiller dans les réglages de Codex.

Une fois la proposition suffisamment claire, il ne reste plus qu’une chose à faire.

Au boulot !

Voir comment je garde mes skills dans Notion

Et si un sujet urgent arrive ?

« Finalement, un truc super important vient de tomber. Je dois m’en occuper immédiatement. Ça va flinguer mon sprint ? »

Eh bien… pas grave !

Je donne la nouvelle information à Codex et je lui demande d’adapter le Kanban à cette nouvelle réalité, c’est tout !

Logiquement, il va te demander d’arbitrer certaines choses, voire même te faire une recommandation toute faite :

  • ce que cette nouvelle tâche change dans la semaine ;
  • quelle tâche risque de ne plus rentrer ;
  • ce qui peut être décalé ;
  • ce qui doit rester prioritaire malgré tout.

Je n’ai pas besoin de retoucher manuellement toutes les colonnes de mon Kanban. En revanche, je dois toujours décider ce qui entre, ce qui sort et ce que je suis réellement prêt à repousser.

Du coup, qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ?

Je regarde la petite pastille bleue qui m’indique que ma tâche programmée a terminé son travail.

Je lis la proposition. Je la corrige si elle ne correspond pas à la réalité du jour.

Et je commence.

Je ne cherche pas à obtenir un ordre parfait pour toute la journée. Je veux simplement une première action suffisamment claire pour me mettre en mouvement.

J’aurai bien d’autres choses à décider dans ma journée. Autant ne pas gaspiller mon énergie sur la toute première.

Demain, on verra comment j’adapte ce système à une journée volontairement minimale, lorsque je m’occupe de mes filles et que mon ordinateur reste parfois fermé.

Quand tu ouvres ta liste le matin, ta première action est-elle déjà évidente ?