Dès que je suis chez moi tout seul, je parle à mon ordinateur.
Pour répondre à un message, demander quelque chose à l’I.A ou commenter ce qu’elle vient de produire. Aujourd’hui, j’utilise surtout Wispr Flow. Je trouve la transcription fantastique et presque instantanée.
Plus je l’utilise, plus je me rends compte de ce que la dictée change : je prends davantage la peine de dire ce que j’ai dans la tête.
Une remarque, une précision, un bout de contexte. Des choses que j’aurais parfois laissées de côté s’il avait fallu tout taper.
Écrire demande déjà de faire le tri
Quand tu rédiges au clavier, tu réfléchis à ce que tu veux dire. Tu le reformules mentalement. Puis ça passe par les mains, les doigts, le clavier.
Ça demande un effort physique et ça prend du temps.
En plus, tu vois ce que tu écris. Alors tu reviens sur la phrase précédente. Finalement, ce mot ne te plaît pas. Tu changes d’avis, tu déplaces un passage, tu précises quelque chose.
Ça a un avantage : le résultat est souvent plus propre. Tu organises ta pensée au fur et à mesure.
À l’oral, ça part plus facilement dans tous les sens. Tu peux commencer une idée, en ouvrir une autre, puis revenir à la première.
Mais, dans mon usage, je fais aussi sortir beaucoup plus de choses. Quand je parle, je déroule. Quand j’écris, je sélectionne déjà ce qui mérite l’effort d’être tapé.
Il y a deux situations où je trouve la dictée particulièrement utile.
Les messages où je sais déjà ce que je veux dire
Le premier cas, ce sont les messages que j’appellerais « triviaux ».
Un mail pour demander un avis simple. Une relance. Un commentaire dans Jira ou dans un outil de travail d’équipe. Un texto.
Le contenu est déjà clair dans ma tête. Je sais ce que je veux demander et ce que j’attends de la personne. Il reste surtout à le saisir.
Dans ces cas-là, je trouve beaucoup plus naturel de le dire.
Avec Wispr Flow, la parole est transformée en texte, avec un travail sur la ponctuation et la mise en forme. Dans mon usage, le résultat est suffisamment propre et rapide pour que j’y revienne tout le temps.
C’est aussi une option quand tu serais tenté d’envoyer un audio. Tu dictes ton message, et ton destinataire reçoit un texte qu’il peut parcourir à son rythme, sans avoir besoin d’écouter tout l’enregistrement.
Avec l’I.A, je donne plus de contexte
Le deuxième cas, c’est la discussion avec l’I.A.
Je n’ai pas besoin de construire chaque demande comme un texte prêt à publier. Je peux expliquer mon besoin, ajouter une contrainte, revenir sur un détail ou préciser pourquoi une première idée ne me convient pas.
Dans mes échanges, l’I.A arrive généralement à raccrocher les bouts, même si la formulation est un peu décousue.
Et surtout, je lui donne des informations que je n’aurais peut-être pas pris la peine d’écrire.
Parce que oui, au clavier, il y a des moments où je me dis : bon, ce détail-là, j’ai un peu la flemme de le rajouter. Pourtant, il aurait pu l’aider à mieux comprendre ce que je veux.
À l’oral, je le dis dans la foulée.
Je le vois particulièrement dans Codex, quand je commente une slide, un élément produit ou un passage de la conversation. Je sélectionne ce qui m’intéresse, je lance la dictée et je dis littéralement ce que j’en pense.
Je pense que je fais davantage d’annotations et que je demande plus de modifications grâce à ça. Je précise mieux ce qui me gêne, parce que l’expliquer me demande moins d’effort.
Cette petite flemme, on peut la combattre tous les jours. Elle est quand même là.
La voix rend le passage à l’action beaucoup plus simple.
J’utilise aussi cette façon de dérouler mon contexte pour transformer une tâche trop grosse en un petit morceau faisable.
Wispr Flow a pris une grande place dans mon quotidien
J’utilise aujourd’hui davantage Wispr Flow que la dictée intégrée de Codex. La qualité de la transcription et la rapidité du résultat me donnent envie de continuer à m’en servir.
Mais si tu utilises déjà Codex, commencer par son bouton de dictée est un très bon premier pas. Tu parles et ta demande devient du texte que tu peux envoyer à l’I.A. La documentation OpenAI explique cette distinction entre dictée et conversation vocale.
Tu as une remarque à faire ? Dis-la comme tu l’expliquerais à quelqu’un en face de toi.
C’est d’ailleurs ce qui me frappe : quand je travaille avec une personne à côté de moi, je lui parle spontanément. Avec l’I.A, retrouver cette facilité change beaucoup de choses.
Le problème, c’est le coworking
Évidemment, il reste un frein.
J’ai l’habitude de travailler dans un coworking. Et quand tu commences à parler à ton ordinateur en open space, tu peux vite avoir l’impression que les gens te trouvent chelou.
D’autant que ce qu’on dicte, ce sont parfois des notes internes ou des sujets qu’on n’a pas spécialement envie de raconter à toute la pièce.
Moi le premier, j’ai encore du mal à dicter en public.
Je vois donc une grande valeur dans cet usage, avec une gêne sociale qui reste bien présente. À la maison, l’habitude vient toute seule. Au coworking, beaucoup moins.
Pour essayer, prends simplement le prochain message que tu sais déjà comment formuler, à un moment où tu es tranquille. Dicte-le. Regarde si ça te donne envie de recommencer.
Moi, dès que je suis chez moi tout seul, je n’utilise plus mon clavier. C’est fini.